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today29/07/2026
Crèmes solaires, soins du visage, produits capillaires : la parapharmacie fait partie des catégories très recherchées pendant les soldes. Mais ce secteur reste nettement moins encadré que celui des pharmacies classiques.
Une pharmacie d’officine doit avoir un docteur en pharmacie présent à l’ouverture et à la fermeture ; ce n’est pas le cas des parapharmacies.
Les parapharmacies ne sont autorisées à vendre que des produits sans ordonnance (cosmétiques, produits d’hygiène, compléments alimentaires), mais échappent à plusieurs des obligations qui encadrent les pharmacies classiques. La Tunisie compterait aujourd’hui environ 3 400 parapharmacies, un secteur en forte expansion mais qui reste, selon des représentants professionnels eux-mêmes, insuffisamment encadré : l’absence de cahier des charges clair pour réglementer l’ouverture et l’activité de ces structures pose problème, notamment sur la formation du personnel et le conseil apporté aux consommateurs sur des produits de santé et de soin.
Parmi les recommandations avancées par des professionnels du secteur pour y remédier figurent l’établissement de cahiers des charges clairs en coordination avec les ministères de la Santé et du Commerce, un renforcement de la coordination entre producteurs, importateurs, grossistes et points de vente, et une priorité donnée à la formation du personnel, afin d’éviter la diffusion de conseils inappropriés pouvant affecter la santé des consommateurs.
| Obligation | Pharmacie d’officine | Parapharmacie |
|---|---|---|
| Présence d’un docteur en pharmacie | Obligatoire à l’ouverture et à la fermeture | Non obligatoire |
| Produits sur ordonnance | Autorisés | Interdits |
| Cahier des charges clair | Encadré | Absence reconnue par les professionnels |
« L’absence de règles claires et de formation obligatoire pour le personnel ouvre la porte à des conseils parfois erronés » — représentant du secteur, source Tuniscope, mai 2026.
Ce manque d’encadrement peut se traduire par la présence de produits dont la conformité n’est pas toujours garantie, produits proches de leur date de péremption, voire dans certains cas des produits vendus sous des allures similaires à des références connues. Pendant les soldes, la pression sur l’écoulement des stocks peut accentuer ce risque, notamment sur les références les moins demandées ou les plus anciennes en rayon.
Il est essentiel de vérifier systématiquement la date de péremption, en particulier sur les produits de soin de la peau, de vérifier l’état de l’emballage (un packaging abîmé ou décoloré pouvant indiquer un stockage prolongé), de privilégier les enseignes qui affichent clairement leurs sources d’approvisionnement, et de se méfier des prix anormalement bas sur des marques internationales bien identifiées.
La période des soldes d’été coïncide avec la forte demande en produits de protection solaire. Une protection solaire insuffisamment efficace ou mal conservée expose à un risque réel pour la santé, bien au-delà de la simple déception liée à un produit de moindre qualité.
Un doute sur la conformité d’un produit peut être signalé à la Direction de la Qualité et de la Protection du Consommateur, via le numéro vert 80 100 191, code 1879, ou à l’Organisation Tunisienne de Défense du Consommateur, 80 100 300. Ce signalement reste pertinent toute l’année, mais gagne en importance pendant les soldes, période où la pression sur l’écoulement des stocks les plus anciens est structurellement la plus forte.
Les parapharmacies sont-elles aussi réglementées que les pharmacies en Tunisie ? Non, elles ne sont pas soumises aux mêmes obligations que les pharmacies d’officine, notamment sur la présence obligatoire d’un pharmacien.
Comment vérifier la fiabilité d’un produit de parapharmacie en solde ? En vérifiant la date de péremption, l’état de l’emballage, et en se méfiant des prix anormalement bas sur des marques connues.
Écrit par: Radio Express FM