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Express Radio Le programme encours
Le business plan aide à structurer une startup, à estimer ses besoins et à présenter le projet à des partenaires financiers. Il ne constitue toutefois ni une formalité universelle ni une garantie de financement.
Le business plan présente le problème, la solution, les clients, le marché, la concurrence, les revenus, la stratégie, l’équipe et les prévisions.
Pour le label Startup, le portail officiel Startup Tunisia indique que l’examen porte notamment sur le concept, le business model, le pitch, la démonstration, l’innovation et la scalabilité. Une preuve de concept (POC) constitue le niveau minimal de maturité requis pour l’évaluation du dossier.
Sur la page publique consacrée au label Startup, le business plan n’est pas présenté comme une pièce systématiquement obligatoire. Il faut toutefois vérifier les documents demandés sur le portail lors de la candidature.
| Document | Fonction principale | Format habituel |
| Business Model Canvas | Résumer le fonctionnement du modèle économique en neuf blocs | Une page |
| Business plan | Présenter et évaluer la viabilité complète du projet | Document détaillé |
| Pitch deck | Présenter rapidement le projet à un jury ou à un investisseur | Présentation courte |
| Prévisionnel financier | Chiffrer les revenus, les dépenses, la trésorerie et les besoins | Tableaux financiers |
Il n’existe pas de nombre de pages universel. Le niveau de détail dépend du produit, du secteur et du format demandé par le destinataire.
Le problème doit préciser qui le rencontre, dans quelles circonstances et pourquoi les solutions existantes sont insuffisantes. Une formulation générale comme « les entreprises ont besoin de digitalisation » ne permet pas d’évaluer précisément l’ampleur du besoin.
Entretiens, questionnaires, données sectorielles et tests permettent de le documenter. La solution doit expliquer son fonctionnement et la valeur créée, sans jargon inutile.
Il faut aussi indiquer le niveau atteint : idée, prototype, POC, MVP ou produit commercialisé.
Une startup visant « toutes les entreprises » n’a généralement pas défini son marché avec suffisamment de précision. En B2B, la segmentation peut reposer sur le secteur, la taille, la localisation ou les besoins. En B2C, elle peut intégrer les usages, les comportements et la localisation.
Il faut distinguer l’utilisateur, le prescripteur, le décideur et le payeur.
L’étude associe des statistiques et des rapports sectoriels à une validation de terrain : entretiens, précommandes ou pilotes.
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Indicateur |
Signification |
| TAM | Marché total théorique correspondant au besoin traité |
| SAM | Partie du TAM correspondant réellement à l’offre et au périmètre visé |
| SOM | Part du SAM que la startup estime pouvoir atteindre à court ou moyen terme |
L’erreur fréquente consiste à présenter un marché mondial très important sans expliquer comment la startup obtiendra ses premiers clients.
Le business model explique qui paie, pourquoi, à quel prix et à quelle fréquence. Il peut combiner plusieurs mécanismes : abonnement, commission, vente directe ou licence.
Le prix doit tenir compte des coûts, de la valeur créée, des alternatives et de la capacité de paiement de la cible.
Une précommande, un acompte ou un pilote constitue une preuve plus forte qu’un avis favorable sans engagement.
La traction regroupe notamment les premiers résultats obtenus : clients payants, revenus, utilisateurs actifs, renouvellements, projets pilotes et lettres d’intention.
Chaque indicateur doit être associé à une période et à une méthode de calcul. Les inscriptions, les utilisateurs actifs et les clients payants sont des indicateurs distincts.
La présentation de l’équipe doit montrer la répartition des responsabilités, les compétences de chaque membre et la manière dont les différents profils se complètent. Chaque recrutement prévu doit répondre à un objectif du produit ou du marché.
Le prévisionnel transforme le modèle en hypothèses chiffrées. Le chiffre d’affaires doit partir d’unités observables : clients, prix moyen, achats, renouvellements ou transactions.
La BFPME cite notamment le schéma de financement, le résultat prévisionnel, la trésorerie, le seuil de rentabilité et les ratios financiers.
Parmi les indicateurs utiles :
La durée de trésorerie, ou runway, ne peut être calculée de cette manière que lorsque la startup enregistre une consommation nette de trésorerie.
Le dossier comprend généralement :
Chaque hypothèse doit reposer sur des éléments vérifiables, tels que des devis, les résultats de tests ou de projets pilotes, l’historique des ventes ou des données sectorielles documentées. La BFPME propose des modèles téléchargeables, dont un document conçu en coopération avec l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ) et daté de mai 2012. Ces documents doivent donc être adaptés aux données actuelles, au projet et aux exigences du destinataire.
Le compte de résultat mesure le bénéfice ou la perte ; le plan de trésorerie, les liquidités réellement disponibles.
Une vente facturée mais non encaissée augmente le chiffre d’affaires sans fournir immédiatement de liquidités, notamment en B2B.
Le besoin doit donc couvrir le déficit maximal de trésorerie, les investissements et une marge de sécurité justifiée.
AgriPilot est un exemple entièrement fictif d’outil de suivi de l’irrigation. Une application connectée à des capteurs fournirait des recommandations aux exploitants.
Le projet pourrait s’appuyer sur 25 entretiens, cinq projets pilotes et trois lettres d’intention. Un besoin hypothétique de 400 000 TND devrait être réparti entre le développement du produit, les recrutements, les essais, la commercialisation et la trésorerie nécessaire jusqu’aux premiers encaissements.
Ces chiffres ne constituent ni une moyenne tunisienne ni une recommandation. Ils montrent comment relier les preuves de marché, le budget et les objectifs du projet.
Non. Le business plan ne constitue pas une condition juridique générale pour créer une société. Il reste toutefois utile pour structurer le projet, rechercher un financement et présenter aux partenaires des prévisions cohérentes.
Le business model explique comment l’entreprise crée de la valeur et génère des revenus. Le business plan développe cette logique à travers l’étude du marché, la stratégie, l’organisation et les prévisions financières.
Une projection sur trois ans est souvent utilisée pour visualiser la trajectoire, complétée par un plan de trésorerie mensuel couvrant la première année. L’horizon et le format demandés par la banque, le programme ou l’investisseur restent prioritaires.
Non. Un investisseur examine également l’équipe, le marché, la traction, les risques, les perspectives de croissance et les conditions de l’investissement. Le business plan organise ces informations, mais ne remplace pas les résultats concrets observés sur le terrain.
Écrit par: Radio Express FM